Il y a ce paradoxe : jamais encore le nombre de demandes d’aides n’a été aussi grand de la part des jeunes, des familles - en premier lieu - des monoparentales, des enfants des familles d’immigrés, des travailleurs pauvres, et aussi des personnes âgées de plus en plus nombreuses.
Dans le même temps, plus de difficultés à recueillir des fonds*. Trois ans après la tragédie du Tsunami où l’on a vanté l’extraordinaire générosité de nos concitoyens, ces sentiments auraient soudainement disparu ? Que non. Mais ce sont leurs moyens financiers qui ont diminué.
La solidarité se déploie pour l’accès aux soins, au logement, aux loisirs, aux vacances, à la culture… dans le domaine alimentaire elle est considérable.
En deux années, 2005-2006, les comités du Secours populaire français ont distribué 138.558.998 repas.
Il ne peut être question de diminuer ce nombre, les besoins sont trop grands, vitaux.
Le Secours populaire français va redoubler d’efforts, dans chaque département, en décuplant les initiatives pour collecter des fonds, des produits alimentaires, avec son réseau de partenaires dans la grande distribution, étendre ses activités dans les zones rurales.
Il entend poursuivre ses efforts quotidiens avec les autres grandes associations humanitaires afin que la part venant de l’Europe ne soit pas arrêtée – comme il en avait été question – mais au contraire accrue, compte tenu de la situation.
Mais aussi « aiguillon des pouvoirs publics », nous allons à nouveau faire circuler des cahiers pour recueillir les doléances des enfants, des jeunes, des familles dans le besoin.
Jouant son rôle d’ « avocat des pauvres » les écrits de ces cahiers « Le dire pour agir » seront portés à la connaissance des pouvoirs publics, des assemblées élues, pour que chacun et chacune mesurent, en toute connaissance de cause, leurs propres responsabilités. |