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[Archive] Le Secours Populaire des Yvelines et son rapport d'activité

A l'occasion de son congrès départemental, le Secours populaire des Yvelines a élaboré un rapport d'activités. Vous trouverez ici un résumé succint de ce rapport.

Chapitre 1 Les campagnes de solidarité

1.1 Don’Actions

Au Secours populaire, le début d’année commence toujours par de la collecte !

Les carnets de Don’actions sont souvent proposés dès le libre service aux personnes aidées par le Secours Populaire, ainsi, elles peuvent à leur tour contribuer au développement de la solidarité populaire.

Historiquement, la Fédération des Yvelines a toujours été « à la pointe » , au niveau national, sur cette campagne. On remarquera simplement pour 2007 un léger tassement, qui devrait être comblé si tout le monde y met du sien pour marquer l’année 2008, celle des 10 ans du Don’actions.

Sur 2006 et 2007, en plus des incontournables collectes au porte à porte, sur les marchés, à la sortie des grandes surfaces ou des boulangeries, on soulignera plus particulièrement, une opération dans le cadre de la St Patrick en 2006, une vente de livres à la Fac de St Quentin en Yvelines (UVSQ), et, le jour de l’anniversaire des 40 ans de la Fédération des Yvelines, un repas organisé à Limay au restaurant « le Circus » en présence de Julien Lauprêtre, président du SPF, Alban et Yolande Liechti (soutenus à l’époque par le Secours dans le refus d’aller se battre en Algérie -la mère d’Alban est une des fondatrices de la fédération des Yvelines-), Jacques de Saint Amaux maire de Limay, Bernard Hugo ancien maire de Trappes où le SPF a toujours eu son siège (à quelques années près…) ainsi que de nombreux amis bénévoles de l’association (dont l’orchestre !).



Solidarité internationale hors urgence

Depuis 2001, le SPF des Yvelines soutient des activités de développement dans l’Aïr, région isolée du Nord Niger, grâce à l’appui sur place de son partenaire local HED Tamat.

Sur 2006 et 2007, nous avons continué de financer des réalisations et avons été invités sur place pour fêter comme il se devait, les 10 ans de HED Tamat.

Le programme des 100 puits, après une longue phase de préparation, a démarré de manière effective en 2007. La Fédération des Yvelines est « fédération pilote » d’un projet déposé au Ministère des Affaires Etrangères, projet dans lequel sont investies plusieurs fédérations : la Seine-Maritime, le Gard, les Pyrénées-Orientales, la Région Normandie du SPF, les jeunes de la Région Languedoc-Roussillon du SPF. Récemment, la Fédération de la Loire a versé 2000 € pour contribuer à la réalisation du projet. L’engagement financier de la Fédération se porte à 20 000 € par an pendant 3 ans. Des outils de sensibilisation et d’aide à la collecte ont été élaborés : une exposition photo ainsi que des documents de sensibilisation pour les scolaires. L’artisanat local est aussi un bon support de collecte, permettant notamment d’organiser des tables de vente en entreprise…

Sur 2006 et 2007, les projets de réhabilitation-reconstruction coordonnés par la Région Ile de France du SPF se sont poursuivis en Thaïlande ; la Fédération des Yvelines a également participé à un programme de reconstruction de 10 maisons au Sri Lanka, piloté par la Région SPF des Pays de Loire, en finançant la construction d’une maison. Sur 2008 voire 2009, le reliquat (environ 44 000€) sera engagé sur des projets coordonnés par le siège national au Sri Lanka ou en Indonésie.

La campagne vacances

Depuis 40 ans, la Fédération des Yvelines a toujours trouvé les moyens humains et financiers de permettre au plus grand nombre de pouvoir partir en vacances… Les témoignages des personnes qui ont pu en bénéficier, de 7 à 77 ans sont autant d’encouragements à persévérer.

2006 a été une année particulière avec la campagne vacances aux couleurs des 70 ans des congés payés. A cette occasion le SPF a souligné que 70 ans après 1 enfant sur 3 ne partait toujours pas en vacances. Nous avons également sollicité la mémoire des anciens pour qu’ils nous aident à nous représenter ce qu’ont pu être les premiers congés payés, véritable avancée sociale pour le monde ouvrier :

« En 1936, j’avais 15 ans – mes parents – instituteurs étaient en vacances dès le 1er août. Nous habitions un village de Haute Marne et nous allions passer les après-midi au bord de la Marne, dans une prairie communale. Jusqu’en 1935 je me baignais avec des cousins et des camarades de mon âge. A partir d e1936, la baignade fût très fréquentée en semaine, mais surtout le samedi et le dimanche(…) on sentait les gens détendus, gais, heureux de vivre, la fréquentation augmentait d’année en année, les tandems et les vélos se multipliaient, mais aussi les voitures (…) Je pense que l’on ne profita des vacances en tant que telles qu’après la guerre, leur utilité et la nécessité d’en profiter ne vint qu’à ce moment. Il avait fallu la « maturation » de 5 ans pour en comprendre l’utilité, la nécessité. Ce sont les enfants les plus défavorisés qui devraient en bénéficier le plus, et ils en sont privés plus que les autres. Merci au S.P. d’y remédier au mieux » Michel F. 85 ans

« Le droit au vacances a été la reconnaissance même du statut du travailleur ouvrier ou employé. Tous méritaient « enfin » le droit au repos légal et aux distractions légitimes après le travail. Les congés payés, en fait, permettaient au peuple d’être considéré comme des êtres capables de penser, d’agir, pendant leur temps libre, loin de l’image de l’ouvrier pilier de bistrot, assommé par le vin et la fatigue. 1936 est une date fondamentale dans la lutte ouvrière. Ayons une infinie reconnaissance pour tous nos aînés qui y ont cru et œuvré pour le progrès des classes ouvrières. » Michèle R. 76 ans

Sur 2006 et 2007, les principales évolutions ont consisté à porter de nouveau notre attention sur l’accueil familial tout en préservant un fort potentiel d’aide au départ de familles, avec des formes nouvelles, comme les séjours sur des week-ends prolongés à Deauville ou Monêtiers les Bains, et même en Allemagne ! On remarquera également un soutien significatif de la Région Ile de France, ce qui permet de lisser l’accroissement des coûts liés au quasi disparition de l’organisme BSV, partiellement compensée par l’UNAT. Le coût moyen des séjours a augmenté de 20% en près de 2 ans… La CAFY est également partenaire du SPF sur ce volet, contribuant également au financement de séjours hors dispositifs UNAT.



Les journées des oubliés des vacances

* La journée régionale

Sur les deux années 2006 et 2007, le tassement du nombre de participants s’est un peu atténué et l’on constate un léger redémarrage des inscriptions, dans un nombre un peu plus important de structures.

Depuis quelques années, la coordination régionale étoffe le volet animation de cette journée en y intégrant des actions de solidarité, des animations de plage, de la musique, et pour 2007 des ateliers d’éveil à la curiosité scientifique grâce à un partenariat original avec « Fleurs de Science ». Malgré le temps pluvieux pour la JOV du Touquet, les enfants ont globalement gardé un excellent souvenir sur ces deux opérations.
Par contre nous avons toujours des difficultés à mobiliser une majorité des structures locales (7 participent, sur 18…, mais d’autres leviers ou partenaires s’associent volontiers, notamment les centres sociaux de Mantes la Jolie, les Mureaux, Chanteloup les Vignes).

Cette journée est un élément important de cohésion de l’association, un temps fort pour les participants, et bien sûr interpelle largement l’opinion publique sur le non départ en vacances d’1 enfant sur 3, d’un quart des français…

* Les banquets des anciens

Constatant depuis quelques années l’augmentation constante du nombre de personnes âgées isolées et / ou bénéficiant d’une retraite modeste, le SPF, à l’échelon régional organise depuis 2006 « un banquet des cheveux blancs », vers le 15 août. La Fédération des Yvelines n’est encore engagée que modestement (0 en 2006, 9 en 2007 !). Trop souvent dans nos agglomérations, les personnes âgées sont négligées, oubliées, deviennent « transparentes » socialement. Un devoir de solidarité devrait nous conduire à renforcer ce genre de solidarités actives.

* Les sorties en famille

Depuis plusieurs années, le SPF des Yvelines organise vers mai - juin une sortie familiale, sur un lieu culturel ou de loisirs, les deux années 2006 et 2007 ont vu la participation de plus de 500 personnes à une journée au Parc Saint Paul. Signalons que le Comité de Mantes la Ville, depuis plusieurs années organise sur fond propres et sur ses propres capacités une sortie familiale. Le même comité organise depuis plusieurs années également « la marche de Mantes » mobilisant les associations de marcheurs pour participer à ces marches afin de contribuer au financement de leurs actions « vacances ».

On citera également la participation constante sur les deux dernières années, de nombreuses structures à des opérations portées par la Région Ile de France comme la Plage au Stade de France ou les sorties sur les bases de loisirs grâce aux tickets loisirs.

Plus ponctuellement, l’accès à des évènements sportifs a pu également être proposé toujours grâce au même soutien régional : meeting d’athlétisme EDF au Stade de France, tournoi BNP Masters de Paris Bercy…

Pauvreté précarité

* La solidarité matérielle

Sur les années 2005 et 2006, la solidarité matérielle a quelque peu souffert des travaux occasionnés par l’installation du Trésor public en lieu et place de la fédération. Depuis 2007, on constate une re-dynamisation du fait de locaux plus adaptés. Les initiatives au siège redémarrent, les antennes se multiplient… Mais les chiffres ont du mal à remonter, aussi il reste toujours un peu compliqué d’établir une valorisation précise.

On considère ainsi, pour faire une moyenne, que les structures font 4 collectes par an (certain en font beaucoup plus, d’autres beaucoup moins, c’est le principe de la moyenne !). Par contre ce que l’on constate de manière certaine : la mise à disposition gratuite ou semi gratuite de la plupart des locaux des antennes et des comités, une plus grande variété d’aliments proposés dans le cadre du Programme Européen d’Aide aux Démunis. La grande majorité des structures locales font une dizaine de distributions alimentaires mensuelles, peu organisent une redistribution sous forme de libre service…

On estime que le SPF vient en aide régulièrement et a minima, à 1260 familles soit près de 4682 personnes sur la base des chiffres transmis par les structures pour les répartitions des denrées.

Il ne nous semble pas exagéré d’accroître de 10% les données pour tenir compte des aides ponctuelles ou d’urgence, pour arriver ainsi, sur le strict point de vue de l’aide alimentaire à plus de 5000 personnes. Il s’agit là de chiffres hors dépannages d’urgence et ne tenant pas compte du fait que la plupart des structures doublent les quantités du PEAD par des collectes apportant souvent des biens « précieux » comme les produits d’hygiène, les légumes, les produits pour nourrissons…

Bien sûr il perdure une activité importante en termes de solidarité matérielle : par exemple l’aide vestimentaire. Quasiment toutes les structures locales sont dotées d’un vestiaire ou organisent ponctuellement des braderies de vêtements. Le grand public mais aussi les partenaires d’entreprises sont les principaux vecteurs d’approvisionnement des structures locales.

Dans la solidarité matérielle, véritable travail de fourmi sur le terrain, des solidarités actives se déploient qui sont beaucoup plus difficiles à quantifier.

Il peut s’agir : de déménagements emménagements, d’aides aux démarches administratives ou d’aide à la personne au sens large, de réouverture d’un compteur électrique pour une personne ayant passé 2 hivers sans chauffage, d’aide à la constitution de trousseaux pour l’école, de service à une personne âgée… la solidarité populaire déployée par les bénévoles est souvent discrète, elle n’en est pas moins efficace !

* Les aides financières directes ou sur requête des travailleurs sociaux, ou partenaires (transport, retour à l’emploi, hébergement d’urgence)

Sur 2005, une quarantaine d’aides aux transports pour plus de 1 100 €, des sorties culturelles sur Sartrouville, Vernouillet, des frais pour un séjour en Guyane d’une petite verriéroise, du groupe d’alphabétisation, de l’antenne de Guyancourt, etc. pour près de 1200 €, plus de 40 nuitées d’hôtel pour un montant de près de 880 €, des timbres fiscaux pour titres divers pour 180 €…

Sur 2006, on constate : des aides santé pour des femmes détenues ou sortant de prison pour près de 300 €, un accroissement notable du nombre de nuitées d’hôtel : 63 nuits + aide pour 2 loyers, pour un total de plus de 1300 €, un petit fléchissement des aides au transport 24 aides pour 860 €.

* Les formes de solidarité en développement

L’alphabétisation
Cette activité est structurée sur 2 villes : Trappes et Elancourt. Pour Trappes, elle se déroule dans la permanence d’accueil et dans les centres sociaux de la ville (dans le cadre d’une convention passée avec la ville le SPF et la Fede Hamadou Hampate Ba), sur Elancourt dans les locaux de l’antenne. Sur la ville de Trappes, l’activité se fait en coordination avec les autres structures, afin de diriger les personnes dans les lieux les plus adaptés à leurs besoins.
Signalons que dans tous les cas, des activités culturelles ou des sorties à thème sont organisées, ponctuant ainsi le parcours des groupes d’étapes à forte valeur ajoutée pour leur progression (sorties au cinéma, activités à la médiathèque, sortie au Château de Versailles…).



L’accompagnement à la scolarité
Cette activité est particulièrement formalisée sur La Verrière, en tout cas en tant qu’action réalisée par des bénévoles du SPF (sur Sartrouville, des liens existent entre Chabab et le SPF du fait que notre amie Danielle Chodat est présidente de l’association Chabab, qui fait de l’aide aux devoirs, Danielle est membre du secrétariat départemental, mais l’activité d’aide aux devoirs est assurée par des étudiants dédommagés par Chabab et non par des bénévoles du SPF). Par contre, cela permet de proposer beaucoup de sorties aux enfants via le SPF.

* Les sorties culturelles

Depuis plusieurs années déjà, la Fédération des Yvelines a accordé une large place à l’accès à la culture pour les personnes en difficultés sur le département. Cette action est de plus en plus partagée et déployée par les structures locales. La richesse du mouvement repose souvent dans ses capacités diverses.

Ainsi on trouvera un programme culturel à l’année sur l’Antenne de Guyancourt, des sorties culturelles ponctuant l’alphabétisation à Trappes et Elancourt, mais aussi des sorties au théâtre ou des repas conviviaux à Magny les Hameaux, Meulan, des sorties en bateaux mouches, des sorties au cinéma pour les jeunes à Houilles.

Les pères noël verts

* Les libres services de Noël décentralisés

Sur les deux dernières années, la décision a été prise de décentraliser les libres services de Noël. Globalement, on ne constate pas d’augmentation du nombre de familles bénéficiant de cette opération, par contre, la participation bénévole de fait se trouve accrue, étant donné la multiplication des points de redistribution. Ce point gagnerait peut être à être davantage mis en avant, car l’élément de cohésion qu’apportait la participation à un événement départemental s’estompe (et donc la visibilité de l’action qui peut être un élément important pour la reconnaissance de l’action du SPF en général).

On signalera que la Fédération commande toujours pour un niveau théorique s’avérant supérieur à la réalité des participations effectives, afin d’éviter des ruptures d’approvisionnement des structures locales.

Depuis deux ans, donc 2005 et 2006, il est également apporté des denrées festives au Centre d’hébergement des Mortemets à Versailles. Ainsi les personnes sans domicile peuvent elles aussi bénéficier de produits festifs, lesquels ont pu également être proposés à d’autres centres d’hébergement sur le Grand Versailles (Stuart Mill par exemple).

* Les braderies de jouets

Quasiment toutes les structures sur le département organisent des braderies de jouets, la plupart du temps ouvertes à tout public.

Ces opérations présentent un intérêt évident et à plusieurs niveaux :

- elles permettent par exemple de sensibiliser les enfants en amont, par le biais de l’organisation de collectes ;
- elles contribuent à faire en sorte que les fêtes de Noël se passent dans les meilleures conditions possibles pour les enfants et pour leurs parents (surtout si l’on considère le « cumul » libre service noël - braderie de jouets) ;
- ouvertes à tout public elles permettent aussi de se faire connaître des habitants de la ville où le SPF est implanté et parfois au delà de toucher des « travailleurs pauvres » ou à revenus modestes que l’on ne touche pas forcément par le biais du dépannage alimentaire ;
- elles permettent de sortir d’organisations un peu stigmatisantes telles que les « arbres de noël pour pauvres » car elles sont ouvertes largement ;
- elles permettent enfin de mettre les entreprises « dans le coup » en les sollicitant pour des dons de jouets neufs ! (C’est ce que propose notamment les Comités d’Achères et de Mantes la Ville)

On signalera enfin que certaines structures bénéficient de partenariats avec des Entreprises pour que les enfants participent à des noël de Comités d’Etablissements : là il s’agit donc d’associer les enfants à une opération qui ne revêt plus un aspect stigmatisant dans la mesure où les enfants sont considérés « comme » des enfants de salariés de l’entreprise organisatrice, c’est donc une piste à continuer d’explorer, en tenant compte des principes de territorialité propres à l’association !

* Les spectacles et parades des PNV, sorties, concerts

A la différence des « arbres de noël pour pauvres » ces opérations prennent un autre aspect elles ont pour but d’associer les personnes que nous aidons à des évènements.

Ces personnes gardent donc le souvenir d’une participation à un moment important, comme ce peut être le cas quand des enfants participent à une journée au Stade de France ou au bord de la mer à 5000…

Le nombre créé l’événement, l’événement forge le souvenir.

* La Maison d’Arrêt des Femmes de Versailles

Continuité de cette action importante pour l’aide au maintien de la fonction parentale des mamans incarcérées à la Maison d’Arrêt de Versailles.

Le principe : les mères « indigentes » (terme propre à l’administration pénitentiaire…) formulent un choix pour leur(s) enfant(s) : la Fédération et l’antenne de Versailles collectent les jouets en rapport. Les bénévoles de l’antenne de Versailles assurent l’emballage et l’expédition.

* Les paquets cadeaux à la FNAC Vélizy 2

Pendant emblématique du libre service noël, l’opération paquets cadeaux à la FNAC de Velizy II est entrée progressivement dans la culture départementale en se développant petit à petit en terme de nombre de collecteurs impliqués.

On peut regretter toutefois que la Fédération ne se mobilise pas davantage pour assurer la collecte sur tous les jours du mois de décembre, comme c’est le cas, à Paris, dans les Hauts de Seine ou ailleurs… se sont 10 000 € qui sont collectés sur les vendredis samedis et dimanches… et l’on sait qu’un jour en semaine rapporte au moins 800 €, nous passons donc à côté de 12 000 à 13 000 € supplémentaires qui n’attendent que nous !

Chapitre 2 Les relations avec les autres structures SPF hors département

* Le développement du fait régional et la participation aux initiatives nationales des vecteurs de développement de nos solidarités ainsi que de notre réseau

Depuis fin 2004, la Région Ile de France du SPF s’est dotée d’un coordinateur régional et a renouvelé son responsable régional. Ces deux phénomènes cumulés à un troisième : le Tsunami, ont conduit la Région à fortement se développer.

On citera :
- un projet commun dans le cadre du Tsunami,
- un congrès national à la Cité des Sciences,
- une subvention spécifique d’aide au départ en vacances,
- l’accroissement des propositions de places pour de grands évènements, financés par la Région (politique).

La multiplication des offres de sorties culturelles cumulées à l’échelon régional permet selon la réunion des Musées de pouvoir présenter un bilan édifiant : plus de 400 000 entrées au Musée depuis 2000 grâce au Secours Populaire !

* La place des relations entre structures du SPF dans la campagne vacances

Il n’est qu’à regarder le nombre de fédérations partenaires de la notre pour cette campagne pour réaliser 2 choses : la force du mouvement, qui permet à tant d’enfants d’avoir des vacances… mais aussi notre rôle souvent moins immédiatement perceptible, dans la structuration du SPF en zones rurales (on rappellera ici qu’une famille d’accueil = 2 collecteurs et quelques copains du monde… autant de relais potentiels de développement qui passent souvent du potentiel au réel si l’on s’en donne la peine !)

* Les relations privilégiées avec la Fédération d’Eure et Loir

Du fait de la proximité du siège départemental d’Eure et Loir et de très nombreuses années de parrainage par la ou le secrétaire général de notre fédération, nous avons des liens privilégiés avec cette fédération.

A fonctionnements différents sources d’enrichissements réciproques, ainsi l’Eure et Loir dispose de grands entrepôts, la fédération de propositions de dons matériels plus importants que sa capacité de stockage : nous travaillons donc en commun sur ce sujet ; ponctuellement, des familles d’Eure et Loir sont invitées à des sorties culturelles ou familiales que nous proposons, certains déménagements sont confiés à cette Fédération disposant, on l’a dit d’une capacité de stockage importante… parallèlement les réalités départementales sont différentes, moins de structures dans l’une plus dans l’autre, aucun salarié dans l’une 3 dans l’autre, etc.

* Groupe pays Niger

Du fait de son implication depuis plusieurs années dans la solidarité au Niger avec son partenaire local HED Tamat, la Fédération des Yvelines pilote un groupe pays autour du projet 100 puits dans l’Aïr. Dans ce groupe on dénombre : les fédérations du Rhône et de la Seine Maritime, la région Normandie du SPF, la région Languedoc Roussillon du SPF par le biais de son groupe jeunes. L’idée étant de sensibiliser largement et au delà de notre département, tout en créant des complémentarités : certains savent faire des demandes de financement, d’autre des expositions, d’autres encore des initiatives de collecte, etc.

Chapitre 3 Les partenaires du Secours populaire français dans les Yvelines

* Dans nos pratiques de solidarité

Il serait « prétentieux » de présenter une liste exhaustive des partenaires du SPF dans les pratiques de solidarité quotidiennes de l’ensemble des structures sur le département. On citera tout de même pour leur spécificité d’action : Médecins Bénévoles, le CEFY (Collectif Etrangers France Yvelines)

Comme les intitulés le laissent entendre, ces associations interviennent dans des domaines que nos bénévoles sont amenés à connaître, s’intéressant à la vie des gens, mais pour lesquels le SPF n’est pas l’interlocuteur naturel pour résoudre la difficulté.

C’est tout le sens du travail de réseau. D’autres secteurs mériteraient probablement que nous travaillions plus en lien avec des associations spécialisées, tout en veillant à garder notre indépendance et préserver nos orientations : les violences conjugales, les questions de logement, l’endettement des ménages, la précarité étudiante…

* Pour la solidarité matérielle

Dans ce domaine nous sommes bénéficiaires de notre « aura » au niveau national permettant de décrocher des partenariats ayant des applications au niveau local : les grandes surfaces, des enseignes de meubles, des jouets peuvent nous être proposés. On citera : Auchan, Carrefour, la Fnac Eveil et Jeux, Faprogi, Erté, Conforama…A l’inverse, il ne faut pas négliger la capacité de négociation au niveau local, sachant que dans ce domaine, il ne faut pas que nous négligions notre capacité de redistribution au delà de nos propres structures :

C’est ainsi que la Fédération a « récupéré » la possibilité d’obtenir des palettes de matériel d’Auchan Buchelay où le comité de Mantes la Ville va retirer deux fois par semaines des denrées alimentaires. Lorsque la Fédération « capte » des partenariats qui dépassent sa capacité d’absorption elle propose aux Fédérations voisines de bénéficier des avantages négociés au niveau local, c’est là la force de notre propre réseau en quelque sorte, cela s’appelle tout simplement la solidarité entre structures du Secours Populaire.

* Pour le soutien financier, le mécénat

Sur ces questions nous sommes encore un peu timides sur le département. Ponctuellement, des soutiens financiers peuvent être trouvés, mais cela ne fait pas l’objet d’une recherche systématique. On citera tout de même l’exemple du projet culturel porté par l’antenne de Guyancourt qui se traduit par un soutien de la fondation Caisse d’Epargne Ile de France Ouest à hauteur de 4 000 €.

* Les partenaires institutionnels

Ils sont de divers « échelons » partant du plus local au plus départemental. Il s’agira alors

- des Espaces territoriaux du Conseil Général,
- des CCAS et de leurs travailleurs sociaux,
- de la CAFY et de ses travailleurs sociaux,
- de travailleurs sociaux de structures intermédiaires comme les structures de prévention ou d’éducation spécialisées,
- des centres sociaux municipaux.

La plupart du temps au profit de personnes en difficulté afin de les associer à nos campagnes de solidarité ou possibilités d’aides matérielles (voire financières).

Mise à jour le 26/11/2007